Kamakura

Le soir du 9 août, j’arrive à Kamakura juste à temps pour la fin du festival Bonbori qui était sur le point d’être démonté. Ce festival consiste en un ensemble de lanternes éclairant subtilement les tableaux et les calligraphies peints dessus. Elles sont exposées dans l’enceinte du temple Hachimangu.

Après cela, je me rend rapidement à mon auberge car je suis déjà en retard. Comme j’ai un peu sous-estimé la distance pour la rejoindre, j’en ai quand même pour une petite heure de marche avec tous mes bagages.

Le lendemain, je reste à Kamakura cette fois, et j’en profite pour visiter plusieurs temples. Je reviens voir Hachimangu en journée, qui cette fois-ci n’a plus ses lanternes et j’en profite pour faire la petite visite des trésors du temple, je m’achète également un Omikuji pour faire un peu de monnaie, et il se trouve que je suis plutôt chanceux !

Je me rend après à Kencho-ji, un temple dans un cadre très joli. En montant un peu dans la montagne depuis le temps, j’ai accès à une vue splendide sur toute la baie d’Enoshima. La montée est un peu rude car if fait chaud, mais le spectacle est à la hauteur !

Ensuite, je visite le temple Engakuji, qui vaut également un petit détour.

Enfin, je me rend au Buddha géant. J’ai été un peu déçu car même si le Buddha est lui-même plutôt impressionnant, les alentours ne sont pas vraiment à la hauteur et gâchent un peu l’impression d’ensemble. Je reste du coup sur ma faim.

Je rentre ensuite à l’auberge, histoire de me reposer un peu de ce périple. Le lendemain, je pars pour Nara.

Nikko

Ce 8 août, je me suis levé tôt pour une longue traversée de l’île de Honshu en train. Je pars de Hirosaki vers 8h afin de rejoindre mon Shinkansen à Aomori qui me permettra de rejoindre la gare d’Utsunomiya. Ici déjà, je constate que l’endroit est très prisé des touristes, il y en a beaucoup sur le quai qui attendent pour le train de la petite ligne de Nikkô.

Le voyage en train est très sympathique avec de jolis paysages, et une ligne décorée spécialement. Une fois arrivé à Nikkô, j’en profite pour déjeuner, bien qu’un peu tardivement, dans un restaurant très sympathique où je mange un assortiment de sushis accompagné d’un plat de Yuba, une spécialité locale à base de Tofu.

Je me rend ensuite à l’auberge, fais connaissance avec les différents visiteurs, puis je vais faire un tour du côté des temples bien que ceux-ci soient déjà fermés vu l’heure avancée (il est alors déjà 18h).

Je reviens ensuite à l’auberge, où notre hôte nous sert de la pastèque, que l’on mange avec du sel pour qu’elle ait plus de goût. Ça m’a un peu surpris mais c’était plutôt bon !

Puis un peu plus tard dans la soirée, nous partons en voiture visiter un peu la ville. Nous nous arrêtons au petit festival qui avait lieu cette soirée là, puis nous terminons la soirée dans un Onsen (Spa japonais).

Le lendemain, je pars à l’assaut des montagnes à l’Ouest de Nikko. Avec une amie je commence par découvrir une cascade dont le chemin est bordée de nombreux buddhas. Il y en a tellement que la légende veut que l’on en décompte pas autant à l’aller qu’au retour.

Les cascades de Nikkô valent largement le déplacement. Je ne regrette pas d’avoir fait l’impasse sur les temples pour les contempler.

Je poursuis ma journée seul en prenant le bus en direction du lac Yuno.

Une fois arrivé en haut, je me baigne les pieds dans un Onsen dont l’odeur n’est pas forcément dès plus agréable avant d’attaquer une belle promenade autour du lac.

Je redescends en observant la magnifique cascade en aval du lac, je continue à pied, observe une nouvelle cascade puis je me rend vers l’arrêt de bus pour le retour vers le lac Chûzenji. Arrivé au lac je descend du bus pour observer les paysages splendides du canyon.

Après cette journée passée dans les montagnes, je me dirige en bus vers la gare de Nikko. Sur le chemin qui serpente joyeusement en descendant la montagne je peux observer bien un cerf mais je n’aurai pas vu de singe bien qu’il semble qu’ils soient nombreux dans la région. En soirée, je prend le train pour Kamakura.

Nebuta à Aomori

Le lendemain, je pars pour Aomori afin de voir la clôture de Nebuta.

Après avoir déposé mon bagage en consigne, je me rend immédiatement vers la rue où se déroule le défilé, car ce jour là c’est en journée.

Le défilé ressemble dans la forme à celui de Neputa à Hirosaki. En revanche, la différence se situe dans la réalisation des chars. Alors qu’à Hirosaki, les chars constatent en de grandes toiles peintes, à Aomori, ce sont de véritables sculptures en papier. En journée, elles ne sont évidemment pas illuminées.

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Une fois le défilé terminé, je me rend sur la baie d’Aomori. J’en profite pour monter à la tour ASPAM afin d’admirer le paysage en prenant un peu de hauteur. Je peux ainsi admirer la baie et le pont d’Aomori.

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Je me rend ensuite dans sur une pelouse en attendant le début du spectacle nocturne. Les chars défilent sur la mer, et cette fois-ci ils sont allumés. Ils sont parfois difficiles à distinguer car un peu loin, mais ils finissent par se rapprocher ! L’ambiance est survoltée, la place est noire de monde.

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Peu après l’arrivée des bateaux-chars, le feu d’artifice qui va durer 2h commence.

Je pars un peu avant la fin pour des raisons logistiques (je dois récupérer mon bagage avant 21h30 et mon hôtel est à Hirosaki, de plus il me semble judicieux d’éviter de prendre le train en même temps que tout le monde, choix heureux cat celui que j’ai pris était déjà bondé). Cette journée m’aura laissé des souvenirs plein la tête !

Matsushima et Sendai

J’arrive dans dans mon hôtel situé sur la station de Zao-onsen à 30 km de Yamagata en haut de la montagne. Le cadre est assez pittoresque et rien que pour cette raison, cela valait bien le déplacement. Je dîne rapidement et je tâche de dormir un peu.

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Le lendemain. je m’apprête à partir pour Yamagata afin de rejoindre Sendai par le train. Comme j’avais fait pour la veille, le plan est qu’un employé de l’hôtel m’emmène en voiture jusqu’à la station de bus de Zao-onsen. De là je prend le bus pour Yamagata, où je change pour Sendai.

Seulement, en descendant vers la station de bus, je discute un peu avec l’employé. Lorsqu’il apprend que je rejoins Sendai aujourd’hui, il arrête la voiture, et me dit qu’il va m’emmener à Matsushima, un des trois plus beau site du Japon en voiture, où je pourrais ensuite rejoindre Sendai par le train en trois quart d’heure.

La proposition est très intéressante, donc j’accepte sans hésitation et nous faisons demi-tour pour l’hôtel, d’où nous repartons quelques minutes plus tard pour Matsushima.

Une fois arrivé là-bas, nous nous disons au revoir puis je cherche un plan pour poser mes bagages. Selon ses informations, il y a une consigne près du port donc je me rend là-bas. Je me fais accoster par quelqu’un qui vend des tours d’une heure de bateau au milieu des îles. Comme le tarif me semble acceptable et qu’il me propose de conserver mon bagage gratuitement, j’accepte sa proposition.

Je visite ensuite le temple Zuigan-ji. Ce temple est énorme, c’est assez impressionant.

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Puis je mange un gyutan (langue de bœuf), la spécialité locale.

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Ensuite, un petit tour en mer.

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Puis je me rend en train à Sendai. Je vais directement à mon auberge pour poser mes bagages en passant par la rue commerçante couverte de décorations géantes. C’est également impressionnant !

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Le soir j’assiste aux événements prévus pour Tanabata. Il y a des concerts, mais le plus intéressant est sans doute l’ambiance et les stands où l’ont trouve principalement à manger mais aussi des jeux, comme là pêche aux canard ou du tir à la carabine.

Alors que je repartais vers l’auberge on me demande d’écrire un vœu qu’il faut ensuite accrocher à l’arbre à vœu, je me suis donc volontiers plié à la tradition.

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5 raisons de venir à Yamagata. La quatrième va vous surprendre !

Ce matin, je me suis levé un peu plus tard que d’habitude pour partir de Morioka et aller à Yamagata.

J’ai eu un petit désagrément au moment de ma correspondance, le billet réservé ne correspondait pas au trajet que j’avais prévu. Du coup j’ai du attendre à Sendai environ une demi-heure le train suivant alors que j’avais prévu une correspondance d’une dizaine de minute. Mon train est en fait arrivé juste après le départ de celui que je comptais prendre.

Mais ceci n’est pas grand chose ! Surtout à côté de ce que j’ai réalisé un peu avant. Une fois installé dans le Shinkansen pour Sendai, En consultant le trajet pour aller à l’hôtel, comme je fais d’habitude pour déposer mes bagages avant de crapahuter dans la ville, je me suis aperçu que ce trajet était en fait de 20 km. À vrai dire, ce n’est pas tout à fait que que j’avais en tête.

Raison 1 : le trajet en train de Sendai à Yamagata dans la campagne au milieu des montagnes est très agréable.

Je ne me suis pas lassé de regarder les paysages. Malheureusement les photos ne rendent pas très bien à travers les vitres du train, mais voilà quand même de quoi se faire une petite idée !

Quand je suis arrivé à Yamagata, j’ai mis mes bagages la consigne de la gare, pour la somme raisonnable de 500¥ pour la journée.

Raison 2 : En cas de souci, les gens font tout pour rendre service.

J’ai demandé des informations pour aller à mon hôtel. J’ai d’abord demandé à quelqu’un qui travaillait dans la rue, visiblement pour le parking à vélo à côté du poste de police. Je lui ai demandé comment rejoindre mon hôtel. Après avoir cherché, je lui ai proposé d’aller voir le 交番 (kouban – poste de police). Il a évidemment tenu à m’accompagner. Après avoir identifié le lieu précisément nous sommes allé tous les trois au point information des bus. Il y avait donc trois personnes qui s’occupaient de moi !

Ils m’ont expliqué en détail mes différentes options et ont appelé l’hôtel pour venir me chercher. Ils m’ont donné les horaires des bus et le prix des taxi (6000-7000¥) pour aller là-bas. C’est la meilleure option pour voir l’intégralité du festival. L’autre option est de prendre de bus pour 1000¥ mais de manquer la moitié du festival.

Je suis ensuite aller déjeuner des 冷やしラーメン (hiyashi-râmen, des pâtes servies dans un bouillon avec des légumes et glacé).

Raison 3 : En cas de nécessité, les gens font tout pour rendre service.

Au restaurant j’ai demandé des informations pour aller voir 陶器 (touki – des poteries) et (花笠 – le festival hanagasa). Ils ont tout fait pour m’expliquer quel bus prendre et où je devais descendre malgré mes difficultés à comprendre leur japonais.

J’ai donc pris le bus jusqu’à l’arrêt indiqué et j’ai demandé à ce moment là a l’arrêt de bus ai demandé des informations au bureau de poste qui se trouvait en face de l’arrêt pour trouver l’endroit précis (à une dizaine de minutes à pieds).

Raison 4 : Sans raison particulière, les gens font tout pour rendre service et même plus !

Chemin faisant, j’ai discuté avec quelqu’un qui faisait son jardin. Je vais ensuite jeter un œil au temps qui se trouve à côté. En revenant du temps, alors que je repasse devant chez lui, il me fait signe de revenir. Finalement il m’a accompagné en voiture à l’endroit des potiers, il m’a même offert une boisson en attendant de sortir la voiture ! Il m’a également accompagné pendant la visite des ateliers où j’ai pu voir les gens travailler.

Là-bas la propriétaire du magasin m’a offert à manger des 漬物 (tsukemono – crudités japonaises). Et le monsieur qui m’avait emmené m’a acheté des poteries en cadeau d’amitié. J’imagine qu’il devait penser ne pas m’avoir suffisamment rendu service après ça puisqu’il m’a ensuite emmené à Hanagasa en voiture. C’est rare de rencontrer des gens aussi sympathiques, enfin sauf au Japon… Je ne sais pas si c’est lié à mon statut d’étranger, mais en tout cas c’est un plaisir !

Raison 5 : Hanagasa

Hanagasa est un défilé ou chaque cortège consiste en une troupe de danseurs. Ces derniers sont habillés en kimonos et dansent avec un chapeau de paille orné de fleurs. La danse s’inspire à mon avis la récolte du riz, mais je vous laisse juger par vous-même.

Finalement, après la moitié du festival, je décide de rentrer tôt, ce qui m’aura permis d’apprécier une grosse moitié du festival, qui m’évitera par ailleurs de payer le taxi et me permettra de rentrer tôt et de profiter d’une bonne nuit avant mon départ pour Sendai le lendemain.

Une journée à Morioka

Ce matin je me suis levé tôt pour partir à Morioka de bonne heure. Après 2h de Shinkansen, j’arrive à destination. Je me rends directement à l’hôtel histoire de déposer mes bagages, et c’est vrai qu’on se sent plus léger après.

Même si Morioka se trouve plutôt au Nord du Japon, il fait tout de même chaud !

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Une fois mes pages déposés, je décide de faire un petit tour au parc des ruines du château de Morioka. Le parc est plutôt agréable. Il est bien aménagé et assez joli dans l’ensemble. Il y a une petite rivière avec des sorties et des carpes. Mais j’avoue préférer le jardin d’Akita !

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Le personnel du restaurant était très sympathique. J’en ai profité pour sympathiser avec deux japonaises qui m’ont accompagné ensuite pour visiter le temple Hachimangu.

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Après cette visite, c’est déjà l’heure de Sansa-odori.

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Kanto Matsuri à Akita

Maintenant que je voyage avec l’ensemble de mes bagages, ma priorité est de m’en débarrasser au plus vite. C’est pour ça que dès mon arrivée à Akita, je m’empresse de trouver l’hôtel. J’ai eu la bonne idée de copier la carte pour économiser un peu mon forfait Internet.

Cependant, la destination indiquée par Google ne correspond pas à l’emplacement de l’hôtel. Du coup, je me suis retrouvé chez quelqu’un qui, du coup s’est empressé de m’emmener en voiture à l’hôtel qui se trouvait à 2 minutes de là. Même quand si je commence à avoir l’habitude que les gens se mettent en 4 pour m’aider dans mon périple, ça surprend toujours quand même un peu !

J’arrive un peu tôt pour obtenir ma chambre, donc je dépose mes bagages à l’accueil de l’hôtel. Ensuite direction le parc d’Akita, c’est un lieu magnifique, un véritable enchantement. J’en ai profité pour discuter avec les promeneurs qui répondaient volontiers. Toujours en s’extasiant sur mon japonais, en étant surpris de mes 6 semaines de vacances, et toujours un peu étonnés quand ils apprennent que je suis français.

Le parc est rempli de petits abris, de fleurs. À l’intérieur coule un petit ruisseau dans lequel on peut se tremper les pieds.

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Toutes les constructions sont splendides. Si vous allez à Akita, vous devez absolument aller là-bas.

Après ça je mange la spécialité du coin, le Kiritanpo-nabe. C’est une soupe à base d’un bouillon au soja avec des légumes et du riz compressé. C’est un peu spécial, mais pas mauvais du tout.

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Après ça, retour à la gare en direction de la mer à Shimohama, à 10 minutes en train d’Akita (mais les fréquences sont très faible sur cette ligne à une voie). Je n’ai pas beaucoup de temps donc je me contente d’une baignade d’une petite demi-heure avant de faire demi-tour pour Akita.

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Là-bas, j’assiste au festival du Kanto. C’est extrêmement impressionnant. Le défilé est de plusieurs groupe dont chacun est composé de personnes qui tiennent des sortes d’arbres artificiels couchés avec des lanternes en papier en guise de feuilles. Les arbres sont suivis par des tambours et des flutistes. Et ça recommence avec le groupe suivant.

Au bout d’un moment le défilé s’arrête, les arbres sont élevés et maintenus en équilibre par les danseurs. Et c’est là que les prouesses commencent. Des morceaux de troncs en bambou sont ajoutés régulièrement. Les arbres sont tantôt en équilibre sur un front, sur une hanche ou plus simplement maintenus avec les mains. Les artistes se relaient pour maintenir les arbres en équilibre et les allonger le plus possibles.

Parfois le tronc casse, les arbres tombent, mais le tout dans la bonne humeur.

Au bout d’un moment, certains vont même jusqu’à danser avec l’arbre en équilibre et un éventail dans la main. Je pense que c’est ce qu’on appelle avoir la classe !

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Une fois le festival terminé recour à l’hôtel. Lever très tôt le lendemain pour Morioka.

Séjour Express à Hirosaki

Après 7h passées dans les transports principalement à rattraper ma nuit de 3h, j’arrive à Hirosaki. À l’arrivée il y a un sympathique comité d’accueil à la gare.

Je pars ensuite en bus à mon auberge. L’auberge est magnifique, et comble de joie, je retrouve mon bagage manquant ! Le réceptionniste parle un bon français, ce qui est une première pour moi au Japon, et pour cause il a été professeur de japonais à l’INALCO.

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J’enchaîne sur une liste express du parc du château d’Hirosaki, puis me rend au rendez-vous organisé par mon hôte pour Neputa Matsuri. Je rejoins un groupe de français et nous nous installons sur le banc à l’emplacement réservé par notre hôte pour assister au festival.

Le festival est un défilé de chars tirés (parfois même portés) avec des peintures illuminées de l’intérieur. Le tout accompagné de cris de joie, et de musique. La fête dure deux heures pendant lesquelles les rues de la ville sont entièrement occupées par les chars. Il y a en tout une soixantaine de cortèges composés chacun de plusieurs chars : le premier char présente le cortège, suivent un ou plusieurs chars de dessins illuminés tirés par des personnes de tous âges qui crient en rythme. Certains de ces chars sont gigantesques, certains pivotent, d’autres se plient et se déplient. Derrière suit un char avec des tambours gigantesques, et le cortège se termine par les « flûtes ».

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Après ça je mange rapidement, puis retourne au ryokan où je prend un bon bain, histoire d’être parfaitement relaxé pour enchaîner sur Akita le lendemain.

Le lendemain, avant de partir, je retourne au parc pour faire ça (parce que c’était déjà fermé la veille quand j’y suis allé).

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Direction Düsseldorf, puis Narita !

Pour être honnête avec vous, le voyage a un peu commencé n’importe comment. J’ai largement sous-estimé le temps nécessaire pour les derniers préparatifs, à savoir : vérification des bagages, ménage, vidage du frigo, nettoyage de l’appartement, vérification et nettoyage des cartes mémoire. Bref, si on rajoute à ça l’écriture du dernier article, tout ça prend bien une bonne nuit blanche ! Rien, de bien méchant, j’aurai le temps du trajet pour récupérer de toutes façons.

Et c’est le moment du point météo :

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Après avoir fait tout ça, direction l’aéroport via ce cher RER avec mes deux sacs à dos et ma petite sacoche. L’avantage de partir à 5h du matin est que ça roule plutôt bien. À l’aéroport, il faut compter une bonne heure pour enregistrer mon bagage (on en reparlera du bagage…), puis une petite demi-heure pour la sécurité. Du coup, rien de trop après ça j’embarque directement dans l’avion pour Düsseldorf sans plus attendre.

Le confort est minimal avec Germanwings mais c’est bien suffisant pour une petite heure de vol après quoi une petite escale de 10h m’attend.

L’avantage de Düsseldorf est que l’aéroport est à 20 minutes du centre-ville. Donc plutôt que de dormir à l’aéroport, autant en profiter pour faire un peu de tourisme ! Et puis ça tombe bien, j’ai justement des amis là-bas, le hasard fait tellement bien les choses !

L’inconvénient de Düsseldorf, c’est ça :

IMG_1795Malgré ça j’ai pu visiter le coin, je connaissais un peu mais par je ne savais pas qu’il y avait quelque-chose comme un temple japonais authentique à Düsseldorf. Il faut dire que la communauté japonaise est particulièrement importante là-bas.

[illustrations à venir]

Ensuite, déjeuner japonais pour se mettre dans l’ambiance, une petite sieste et en route pour l’aéroport de Tokyo – Narita. Pour ça j’ai prévu un peu d’avance donc comme je n’ai pas eu de souci et que la sécurité a pris au moins 5 bonnes minutes j’attends tranquillement l’embarquement.

L’embarquement se déroule sans encombre, je m’installe bien. ANA m’offre des mini-chaussons idéal pour les voyages car ils ne prennent pas de place. Le siège est confortable, il y a une prise USB pour charger mon téléphone (mais pas mon ordinateur, mais il a quand même tenu le voyage). Le choix des films a l’air pas mal mais je m’en fiche, puisque je vais plutôt profiter du trajet pour dormir et travailler un peu. Je fouille quand même, et il y a bien deux ou trois films japonais que j’aurai bien regardé. Aux hublots les rideaux sont remplacés par des vitre à teinte variable. Du coup je joue un peu avec : je m’amuse bien !

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En ce qui concerne les repas, j’ai été agréablement surpris. Après avoir vu les menus, ça me paraissait assez moyen, mais finalement c’était très bon et la petite glace donnée à la fin ne gâte rien. Les hôtesses me proposent même des boissons alcoolisées gratuitement. C’est à ce moment là que je me suis rendu compte que j’avais été en fait surclassé…

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Pour dormir, en plus des chaussons, j’ai droit à une couverture et un petit oreiller. Tout est parfait, et j’arrive à Tokyo sans encombres.

Enfin, la douane prend quand même une bonne demi-heure et il fait très chaud à la sortie de l’avion le temps de rejoindre l’aéroport climatisé. Je n’étais pas habitué à ça. Mais il faut dire que la dernière fois que j’ai voyagé pour le japon, le pays était déserté des touristes donc forcément, ça explique la différence à la douane…

Et puis surtout, à la sortie de l’avion, je suis appelé et attendu par une hôtesse qui m’explique que mon bagage n’est peut-être pas arrivé à Narita. En fait à ce moment là, le peut-être est un peu inquiétant car ce que je comprend, c’est que mon bagage est perdu et que personne ne sait où il est.

Je suis donc invité à vérifier que mon bagage n’est pas sur le tapis. Petite lueur d’espoir, mais non, rien sur le tapis. Je rend donc visite au comptoir bagage, qui m’explique qu’ils ne savent effectivement pas où est mon bagage mais qu’il est probablement resté en transit (a priori, puisqu’il a été scanné là-bas, sans plus d’information à ce moment-là). Comme quoi, même après 10h transit, le bagage peut quand même rater son vol…

Je leur demande de me livrer mon bagage deux jours plus tard à Hirosaki, en espérant qu’il arrive à temps, car je ne reste là-bas qu’une seule nuit.

C’est ennuyeux parce que dedans il y avait ce que je devais porter le lendemain pour le mariage de mes amis à Nagoya…

 

C’est (re)parti !

Un peu plus de quatre ans après mon premier voyage, c’est reparti pour un deuxième voyage au Japon. C’est demain que je m’envole pour le Japon pour six semaines. Et six semaines de voyage, ça se prépare bien en amont car il vaut mieux vaut éviter les surprises de dernières minutes !

Ce voyage est prévu depuis le mois de Janvier. Après plusieurs années sans prendre beaucoup de vacances, et mes amis se mariant au Japon par ailleurs ce week-end, c’est donc le moment idéal pour mon voyage.

Préparatifs

Pour ce voyage, j’ai opté pour mon gros sac à dos de randonnée. C’est la solution que j’avais choisie la dernière fois et c’est particulièrement adapté pour mon voyage qui va consister en de nombreuses escales allant d’une seule journée pour les plus courtes, et une semaine pour la plus longue.

Dans mon sac il y a des vêtements chauds pour la montagne, même en été il faut prévoir la polaire, le bonnet et les gants, sans oublier les chaussures de randonnée. Et pour le reste du temps, des t-shirts, sous-vêtements, bermuda et pantalons léger. Je rajoute une chemise et des chaussures plus légères pour le mariage. Ensuite, une trousse de toilette avec de la petite pharmacie courante, le materiel photo et vidéo. J’ai mis également un sac à dos plus léger pour les petites excursions pendant lesquelles je laisserai mon gros sac à l’hôtel. J’ai également prévu une petite pochette ventrale pour les choses précieuses. J’emmène ma petite sacoche pour la monnaie, les autres papiers et mes lunettes de soleil.

L’embarquement

Je pars le 30 juillet (c’est demain !!!) au matin pour Dusseldorf. Pour le passage en douane, il faut éviter les flacons de plus de 100 ml en cabine, et pour les médicaments, bien veiller à garder ses ordonnances sur soi. Ces précautions étant prises il me restera simplement à confier mon bagage en soute lors de l’enregistrement. Pas de souci pour le poids, mon bagage fait environ 12 kg alors que mon billet ANA me donne droit à 2 bagages en soute de 23 kg. Je prévois d’arriver 2-3 h en avance pour être tranquille au moment du départ.

Sur moi je garde dans mon petit sac à dos : mes papiers (billets, passeport, permis de conduire avec sa traduction, ordonnances) bien rangés dans une pochette plastique, mon ordinateur, et quelques bricoles pour mon escale à Düsseldorf. Et ma sacoche avec ma monnaie et mes lunettes.

La préparation de l’itinéraire

Après un bon nombre de modifications j’ai finalisé mon itinéraire. Ce dernier m’a demandé beaucoup de travail car il a fallu concilier un certain nombre de contraintes.

Tout d’abord, la saison. Au japon, il fait plutôt chaud et humide en été, donc même si j’ai adoré Okinawa et que c’est probablement ma destination favorite, j’ai fait une croix dessus pour cette année, et je vais donc privilégier le nord du Japon (la région du Tohoku et Hokkaido).

Cependant, je veux voir des amis donc je vais passer quand même un peu de temps à Nagoya, Kyoto et Tokyo. Et tant qu’à passer dans le coin, autant en profiter pour faire certaines destinations que je n’ai pas faites lors de mon précédent voyage. J’ai donc rajouté Hiroshima, Izu et Miyajima à mes destinations.

Il faut également prendre en compte les tarifs différentes possibilités pour le pass de train, et comparer avec l’avion qui peut se révéler intéressant pour les vols intérieurs en choisissant bien son itinéraire. Je souhaite utiliser la voiture plutôt que le train à Hokkaido pour pouvoir m’aventurer un peu, il faut également y penser.

Enfin, l’été étant la saison des festivals, mon itinéraire s’attache à maximiser le nombre de festivals auxquels je vais assister. En conséquence, je vais faire beaucoup de trajet pour pouvoir tout voir.

J’ai pris un aller-retour avec ANA pour environ 900 €. Pour ce prix là j’ai un aller depuis Paris CDG avec une escale de 10h à Düsseldorf avant d’arriver à Tokyo-Narita et un retour direct de Tokyo-Haneda jusqu’à Paris CDG.

Ensuite je prends un JR Pass de trois semaines qui me sera extrêmement intéressant pour ma première semaine de festivals, puis que j’utiliserai pour Kyoto, Hiroshima et Izu. Après l’expiration du Pass, je vais à Hokkaido en avion et je loue une voiture sur place. À mon retour je resterai sur Tôkyô et dans la région, donc je ne prend pas de pass supplémentaire. Je serai un peu sédendaire pendant une semaine.

Le voyage

Je pars de Paris le 30 juillet à 9h et je reste à Dusseldorf de 10h à 20h. L’aéroport de Dusseldorf étant à côté de la ville, ça me laisse du temps pour faire un peu de tourisme avant de repartir pour Narita où j’arriverai à le lendemain à 14h30. Je rejoins ensuite Tokyo sans trop m’attarder car je pars ensuite à Nagoya pour le mariage de mes amis qui a lieu le lendemain.

Le 2 août je pars ensuite à Hirosaki où j’assisterai au festival Neputa. Ensuite j’enchaîne les festivals chaque jour :  Kanto à Akita, Sansa-odori à Morioka, Hanagasa à Yamagata, Tanabata à Sendai et enfin Nebuta à Aomori. Le 8 août je voyage à Nikko où je ferai une visite éclair. Je pars dès le jour suivant pour Kamakura pour le Bonbori matsuri. J’y reste le lendemain pour assister à une compétition de feux d’artifice. Le 11 août je pars pour Kyoto que je visiterai en détail et qui me servira de base pour aller également à Nara, Osaka (feux d’artifice le 12 août) et à Kobe (feux d’artifice le 15 août), je visiterai aussi Uji.

Le 17 aout je passerai la nuit à Miyajima et je visiterai Hiroshima le lendemain. Je passerai ensuite 2 nuits dans la région d’Izumi à Atami pour profiter du soleil comme il se doit (plage, bains, piscine, baignade, etc.).

Le 22 août je pars en avion pour Hokkaido ou je serai basé dans un premier temps à Sapporo et ensuite à Asahikawa jusqu’au 31 août. Sur place j’utiliserai une voiture de location pour me perdre dans les montagnes.

Le 31 août je pars de Sapporo pour Tokyo avec au programme des attractions plus urbaines, soirées, des concerts, etc.

Le 8 septembre, retour à Paris, c’est pas tout ça mais je bosse le lendemain !